Photos 168592J'ai mal au dos depuis déjà 6 ans, une grossesse gémellaire, de mauvaises positions et une prise de poids ont eu raison de moi. Mon médecin me prescrit des séances de kiné. Je suis contente. je vais enfin pouvoir me faire chouchouter et masser, yepiii !

La kiné qui propose des consultations directement sur mon lieu de travail est surbookée et je dois attendre des jours interminables avant un premier rendez-vous.

Le jour arrive enfin, je vais pouvoir profiter de cette toute première séance.

Il est 14h25, c'est bientôt mon tour. Un jeune homme se pointe et attend avec moi. Je lui demande : "Euh, vous avez rendez-vous avec la kiné vous aussi ?... Ah bon ? ... A 14h30 ! vous aussi ?... Zut, j'espère que j'ai bien noté le bon jour et la bonne heure !". Je commence à flipper. Pourvu que je ne me sois pas trompée. Je le VEUX ce massage.

14h30. La kiné sort. J'ai l'impression d'être à une remise de récompense. Attention, verdict, qui a pris le bon rendez-vous ???? Suspens... Le jeune homme ? Moi ?... Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! J'ai gagnééééééé ! (patatitatèèèreuuuuh).

Je rentre. Elle me propose une chaise et me pose une série de questions (Il est interminable ce questionnaire), je louche sur la table de massage et sur l'huile (vivement).

14h40. Elle se lève et me demande (enfin) de me déshabiller dans une pièce prévue à cet effet pour un massage (Ah quand même, enfin, eurêkaaa !). Cette petite pièce est sombre (Ah oui, merci Madame, je ne trouvais pas l'interrupteur) et possède une porte qui donne directement sur un couloir passant. Elle me demande de vérifier que cette porte est bien fermée, il ne manquerait plus que je me retrouve nez à nez avec un collègue qui rentre alors que je suis en petite tenue "Ah salut collègue, fais chaud aujourd'hui hein !!!" (non merci !). Elle me précise que depuis qu'elle a son cabinet dans notre entreprise, jamais personne n'a ouvert cette porte du couloir. Je lui rétorque que je préfère vérifier qu'elle est bien fermée parce qu'il y a tout juste une semaine alors que j'étais dans le vestiaire d'un hôpital pour passer une radiographie, un vieux monsieur s'est trompé et est rentré dans MON vestiaire (par chance, je venais pour une radio du pied, par contre lui était en slip et c'était pas fameux, fameux....mouarf !). Et puis, je rajoute que je n'ai pas une chance inouie en ce moment et que je préfère prendre mes précautions.

14h45. Elle me fait faire quelques mouvements devant la glace (la vache, qu'est-ce que j'ai grossi, c'est épouvantable) et me demande de m'allonger sur la table de massage (hiiiiii !), elle sort l'huile (hiiiiii !), ça y est, j'y suis. Le bonheur. L'extase. La détente.

14h47. Une sirène retentit. Exercice d'évacuation incendie, tout le monde dehors (le genre d'exercice qui arrive 2 fois par an). Non ! Non ???? NONNNNN ?????? ... Et si !

14h48. Je me rhabille à toute vitesse, les évacuateurs sont à la porte entrain de toquer "Sortez, sortez, exercice d'évacuation incendie !".

14h50. Tous les salariés de ma boite sont sortis sur le parking pour l'exercice d'évacuation. Mon joli chemisier tout neuf est complétement collé sur mon dos, imbibé d'huile, il est foutu.

La poisse.